La cithare d’Orphée

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La cithare d’Orphée


Cet instrument à cordes impressionnant est aussi connu comme la «cithare de Thrace» parce qu'on note ses premières apparitions sur les peintures de vases antiques qui représentaient les chanteurs mythiques de Thrace, Orphée et Thamyras.

Il se composait d’une caisse résonance en bois dont la forme est globalement un demi-cercle, et portant sur sa circonférence deux longs bras minces et souples, présentant une courbure en arc dont l’élasticité crée une légère modulation de la tonalité. Celle-ci était moyennement grave, puisque la longueur de ses cordes, généralement au nombre de sept était intermédiaire entre celle de la phorminx et celle du barbiton.

Le cordier était placé tout en bas de la caisse. Les cordes passaient ensuite sur le chevalet et rejoignaient le joug auquel elles étaient fixées maintenues par des chevilles ligaturées à l'aide d'une lanière de cuir ou montées sur des tourillons fixes ou mobiles. On accordait l’instrument en tournant délicatement chacune de ces lanières ou des chevilles.

Le musicien, debout ou assis, tenait la cithare verticalement ou contre son flanc gauche, la maintenant contre lui à l’aide d'une courroie passée autour de son poignet et du bras gauche de l’instrument. Les doigts libres de sa main gauche frappaient ou pinçaient les cordes tandis que la main droite les pinçait ou les grattait à l’aide d’un plectre.

Sources: M.L. West, «Ancient Greek Music»; Curt Sachs, «The History of Musical Instruments»; Plutarque «De la musique»; Julius Pollux, «Onomasticon»; Nicomaque de Gérase, «Manuel d’harmonique».