La phorminx d’Homère

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La phorminx d’Homère


Voici l’instrument des célèbres Aèdes (chanteurs-poètes) qui racontaient les épopées d’Homère. Lui-même en qualifiait la sonorité de douce et claire. Il comportait une petite caisse de résonance en forme de croissant dont les extrémités se prolongeaient par deux bras courts montés sur un support légèrement élastique. Ceci leur autorisait un déplacement latéral qui modulait la sonorité.

Le musicien était assis et tenait l’instrument de sa main gauche, légèrement incliné sur son genou. De la main droite, il frappait les cordes (de trois à sept, généralement quatre) à l’aide d’un plectre.

Le cordier était fixé au bas de la caisse. Les cordes passaient sur un chevalet et étaient fixées au joug à l’aide de lanières de cuir. On accordait l’instrument en tournant délicatement chacune de ces lanières.

Sources: M.L. West, «Ancient Greek Music»; Curt Sachs, «The History of Musical Instruments»; Plutarque «De la musique»; Athénée de Naucratis, «Les Deipnosophistes»; Julius Pollux, «Onomasticon»; Nicomaque de Gérase, «Manuel d’harmonique»; Aristoxène de Tarente, «Sur les instruments».