L'ouverture automatique des portes du temple, après un sacrifice sur son autel (Le premier exemple d'automatisation dans le bâtiment)

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L'ouverture automatique des portes du temple,
après un sacrifice sur son autel
(Le premier exemple d'automatisation dans le bâtiment)


Il s'agit ici d'une reconstitution d'une invention de Héron d'Alexandrie, qui permettait l'ouverture automatique des portes d'un temple, après que le sacrifice ait eu lieu sur son autel, donnant aux fidèles la sensation d'un miracle.

Dans le soubassement du temple, une chaîne disposée horizontalement était enroulée autour des pivots des deux portes. A une extrémité, la chaîne passait sur une poulie, et un contrepoids était suspendu. A l'autre extrémité était suspendu un récipient vide, le tout constituant une balance en équilibre.

Lorsque le feu du sacrifice était allumé, l'air d'un récipient hermétique placé sous l'autel se réchauffait et se dilatait. Il poussait l'eau contenue dans un second récipient étanche jusqu'à ce qu'elle atteigne le niveau d'un siphon. Toute l'eau se déversait alors dans le récipient attaché à l'extrémité de la chaîne, qui se mettait alors en mouvement. Le déplacement horizontal de sa partie centrale entraînait les deux pivots en rotation, et les deux portes s'ouvraient automatiquement.

Après le sacrifice, lorsque l'air se refroidissait en dessous de l'autel, l'eau retraversait le siphon en sens inverse et regagnait son réservoir d'origine. Sous l'action du contrepoids, les portes se refermaient.

Sources : Héron, «Pneumatique - A38»