Le théâtre mobile automatique de Héron d'Alexandrie (Un spectacle programmé - les marionnettes des anciens Grecs)

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Le théâtre mobile automatique de Héron d'Alexandrie
(Un spectacle programmé - les marionnettes des anciens Grecs)


Ressuscité 2000 ans plus tard:
Un spectacle programmé: les marionnettes des anciens Grecs

Il s'agit ici d'une reconstitution précise du théâtre mobile automatique de Héron d'Alexandrie qui présente le mythe de Dionysos.

Acte 1: Le théâtre mobile tout entier se déplace automatiquement vers une autre position programmée, en effectuant une combinaison de mouvements rectilignes et circulaires.

Acte 2: Le feu s'allume sur l'autel qui fait face à Dionysos. De l'eau jaillit de son thyrse (bâton sacré) et le vin de sa coupe se déverse sur une petite panthère présente à ses pieds.

Acte 3: Autour des quatre colonnes du socle qui soutient le temple circulaire, une couronne de fleurs apparaît. On entend le son de tambours et de cymbales tandis que les six Bacchantes dansent autour du temple.

Acte 4: La musique s'arrête et Dionysos se tourne vers le second autel, à l'opposé du premier. La victoire ailée (la déesse Niké), placée au sommet du toit du temple, tourne avec lui.

Acte 5: Le feu s'allume sur le second autel, l'eau jaillit à nouveau du bâton sacré (thyrse) de Dionysos, et le vin de sa coupe se verse sur la petite panthère.

Acte 6: On entend à nouveau le son des tambours et des cymbales tandis que les six Bacchantes dansent en reculant autour du temple.

Acte 7: La musique cesse et le théâtre mobile se déplace pour revenir automatiquement à sa position de départ, en effectuant une combinaison de mouvements rectilignes et circulaires vers l'arrière.

Tous ces mouvements sont réalisés automatiquement à l'aide de dizaines de mètres de fil, agissant de façon ingénieusement minutée (ce qui constitue un programme au sens informatique!), tirés par la force d'un poids de plomb qui descend à un rythme régulier dans un cylindre garde-temps empli de grains de mil.

Les fils sont tantôt tendus, tantôt enroulés autour d’axes ou de bobines, dans un sens ou dans l'autre, ce qui permet de réaliser, pour le socle:

a) le mouvement vers l'avant (rectiligne ou circulaire) de l'automate et le mouvement rotatif du mécanisme dans le sens des aiguilles d’une montre,

b) l'immobilité,

c) le mouvement de l'automate vers l'arrière (rectiligne ou circulaire) et le mouvement rotatif en sens inverse.

Pour que la représentation commence, on tirait un cordon qui se trouvait en façade, sur le socle du théâtre.

Echelle 1:1

Source: Héron d 'Alexandrie, «Automatopoetike»